"Sterling racheté", "L'Espagne tuée par son excès de confiance", les médias ont suivi avec attention le duel entre les deux équipes nationales.

L'Angleterre a épaté tout son monde en venant à bout de l'Espagne (2-3) lors de la troisième journée de la Nations League. Après 38 minutes, les Anglais menaient d'ailleurs 0-3 dans un Estadio Benito Villamarínn de Séville complètement groggy. Un doublé de Sterling et un but de Rashford avaient mis sur orbite les joueurs de Gareth Southgate avant de voir ce diable de Paco Alcacer réduire la marque et Sergio Ramos planter sa traditionnelle tête dans le but de Pickford durant le temps additionnel. Avec 4 points en trois rencontres, l'Angleterre met la pression sur l'Espagne en revenant à deux points d'elle.

"Une des plus grandes soirées," titre le prestigieux Times après l'exploit des Three Lions. "Chaque joueur a touché la balle sur l'ouverture du score, magnifique", signale encore le quotidien. L'Express signe sa une avec une mention spéciale pour Raheem Sterling; "Raheem reigne en Espagne. "Sterling met fin à sa disette de but en équipe nationale pour apporter une brillante victoire". Le Daily Star tente un jeu de mot bien typique aux médias britanniques en titrant "Sterling flambe". Le Daily Telegraph écrit sur un "Sterling racheté", tout en pointant du doigt sa période de 1 102 jours sans trouver le chemin des filet pour l'Angleterre.

Le responsable de la section football de la BBC, Phil McNutty, a signalé de son côté que c'était "la meilleure première mi-temps de l'Angleterre qu'il n'avait jamais vu de sa vie." Dans son édito, il s'interroge: "Est-ce que cette soirée en Espagne peut être un moment historique, le match référence que demandait Gareth Southgate ?" McNutty revient aussi sur la statistique impressionnante qui a été arrêtée par les Anglais; l'Espagne n'avait plus perdu dans un match officiel à domicile depuis un match de juin... 2003  contre la Grèce ! Pire, elle n'avait plus connu la défaite à domicile contre l'équipe championne du monde 1966 depuis 1987. 

En Espagne, il est évident que la presse tirait la tête et taclait ses propres joueurs. As estime que la formation ibérique a été "tuée par son excès de confiance.Une erreur de calcul qui nous oblige à ressortir les calculettes." L'Espagne se déplacera en Croatie en novembre prochain avec le couteau entre les dents désormais."Boursouflée d'éloges, de possession de balle et d'espoirs, l'Espagne a tout simplement oublié de défendre"; rajoute encore As.

"L'Angleterre descend l'Espagne de son nuage", ose Marca. "lls nous ont détruit en sifflant," rajoute le média madrilène.