Une fois de plus, Thomas Didillon a quitté le terrain plein de frustration.

Thomas Didillon était le dernier à sortir du vestiaire. Mais, vu son statut de leader dans le groupe, il a pris son temps pour répondre aux questions des journalistes. "L’élimination ne se joue pas ici, à Istanbul", dit le gardien français. "Quand on perd trois matchs sur quatre, c’est trop pour espérer passer. J’aurais voulu que l’on fasse un gros match pour montrer que l’on avait les épaules pour proposer notre football dans un stade comme celui du Fenerbahçe. Hélas !"

Ce qui était frappant, Thomas, c’est qu’Anderlecht a eu très peu de possibilités de marquer. Un 0-0 était le meilleur résultat possible.

"Une équipe comme Anderlecht doit être capable de verrouiller derrière. Or, j’ai le sentiment que l’on n’en est pas capables. C’est la réalité. C’est d’autant plus frustrant pour moi. Quand on ne sait pas marquer, il faut pouvoir ne pas encaisser. Mais on n’a de nouveau pas eu cette réflexion-là. On fait preuve de beaucoup trop de laxisme derrière pour pouvoir prétendre à autre chose."

On vous sent amer. C’est difficile d’entrevoir une éclaircie pour la suite.

"Non. Il y a aussi eu des choses positives. Il ne faut pas tout jeter à la poubelle à cause de ces 20 dernières minutes où l’on était absents. Il faut rester positifs. Depuis que l’on est passés à quatre derrière à Beveren, on sent que l’on a plus de maîtrise. Beaucoup de joueurs se sentent bien dans ce système. Il ne faut pas sombrer dans la sinistrose. Il y a un match important qui vient très rapidement. Essayons de gommer les erreurs et de retenir le positif."

Ce n’est pas facile pour vous. Vous êtes l’un des meilleurs transferts, mais vous encaissez chaque semaine. Seulement deux clean sheets, cela doit vous faire mal.

"Une clean sheet n’est pas que le résultat de la performance d’un gardien. Il faut une performance collective. Les Turcs ont eu quelques situations sur des têtes ou des centres. Pour le reste, je fais un arrêt sur un tir. Mais les goals, c’est nous qui les donnons. Il faut vraiment que l’on soit plus cohérents défensivement. Je ne sais même pas dire ce qui manque. C’est tellement gros. Même dans un match pareil, on doit tout à fait être capable de garder le zéro."

Est-ce que seulement le titre peut sauver votre saison ?

"On n’a fait que quatorze matchs. Essayons déjà de gagner celui de dimanche. Et focalisons-nous surtout sur les moyens qu’il faut pour gagner les matchs, plutôt que de parler du titre."