Christian Bracconi, le mentor tubizien, reconnaît que son noyau est trop court

Si les Tubiziens contestaient, à juste titre semble-t-il, la carte rouge reçue par Touré, les hommes de Christian Bracconi ont une nouvelle fois affiché leurs limites chez un rival direct qui les distance désormais de six points, tout en ayant disputé une rencontre de moins. Toujours privés des blessés Martens et Diawara, mais aussi de Garlito, suspendu, les pensionnaires du stade Leburton ont connu une entame de match difficile sanctionnée par un but comme seules les équipes en plein doute en concèdent, avant d’égaliser grâce à un effort individuel d’Agyiri.

"L’adversaire n’était pas plus fringant que nous. À la pause, j’ai demandé aux joueurs d’évoluer de manière plus compacte. Cela semblait fonctionner, mais l’exclusion de Touré a fichu tout le plan par terre. Je ne comprends pas comment on peut expulser un joueur comme ça", expliquait après coup le T1 tubizien.

à dix contre onze, Tubize craquait, subissant son 7e revers de rang. Le coach, qui n’a mené ses troupes vers la victoire que 3 fois en 32 matches depuis son arrivée, ne se voile pas la face. "Avant la saison, j’avais pointé les limites de l’effectif. Une réunion avec la direction me semble nécessaire pour voir quelles solutions on peut trouver. Pour se maintenir, il va falloir faire un gros effort sur le plan du recrutement, car je ne crois pas que l’on puisse faire beaucoup mieux pour le moment."

Le problème, c’est que le mercato surviendra après 20 journées de championnat déjà, même si les points seront ensuite divisés par deux. N’est-il dès lors pas déjà trop tard pour réagir ?