Le coach de Krasnodar a précisé, au cours d'une conférence de presse folklorique, qu'il attendait de ses joueurs qu'ils remettent les pendules à l'heure jeudi.

En se rendant au Krasnodar Stadium ce mercredi en début d'après-midi (il y a deux heures en plus à Krasnodar), on a compris pourquoi la délégation liégeoise a décidé de rallier la Russie mardi et de rester à Krasnodar jusque vendredi. Comme de nombreuses villes en Russie, Krasnodar doit faire face à des embouteillages qui paralysent son centre-ville mais également ses alentours. La délégation liégeoise en a d'ailleurs fait les frais mardi soir au moment de rejoindre l’hôtel. Du côté des journalistes, ce fut le même cas de figure ce mercredi au moment de parcourir les 4.9 kilomètres qui séparent l'hôtel du stade. Plus de 45 minutes plus tard, nous étions enfin en place pour écouter le coach russe, Murad Musayev ainsi que l'attaquant brésilien, Ari.

Mais une fois installé au cœur même de l'immense bijou de technologie qu'est ce Krasnodar Stadium, le calvaire n'était pas pour autant terminé... Le club russe avait, comme le règlement de l'UEFA le stipule, mis à disposition de la presse visiteuse une traductrice dont le football ne semblait visiblement pas être son milieu de prédilection. Entre les "je ne comprends pas" et les "je n'entends rien", entrecoupés de mots d'oiseaux lancés en russe par l'ingénieur du son qui commençait à s'impatienter, nous avons tout de même pu poser quelques questions au coach russe et à son joueur qui, eux, se demandaient dans quelle mauvaise pièce ils étaient en train de jouer.

"A l'aller, nous nous sommes créés des occasions, notamment en seconde période, et nous aurions pu revendiquer la victoire. Mais à l'arrivée, c'était une défaite qui nous attendait. Malgré cette contre-performance, nous sommes restés positifs", a lancé Murad Musayev. A ses côtés, l'attaquant brésilien Ari, qui avait butté à deux reprises sur un Ochoa impérial à l'aller, regrettait justement son manque d'efficacité: "J'ai eu deux belles opportunités que je n'ai pu concrétiser en but. J'espère bien que ce sera le cas jeudi soir, chez nous, devant nos supporters qui nous pousseront vers la victoire."

Quant à savoir si Krasnodar part avec l'étiquette de favori, le coach Musayev a une réponse toute trouvée: "les favoris du groupe, ce sont les Sévillans. Pour le reste, je pense que Krasnodar et le Standard se valent. Jeudi soir, j'attends de mes joueurs qu’ils jouent notre football. On doit toujours faire vivre ce ballon en ayant la possession de balle. Je veux qu’ils créent le mouvement. Ce match peut être décisif bien qu'il restera encore six points à prendre."