Michel Preud’homme n’entend pas déroger à sa philosophie de jeu ce jeudi soir à Krasnodar.

Il y a 15 jours, les troupes de Michel Preud’homme réalisaient l’exploit de renverser la vapeur face à Krasnodar grâce à une reprise de volée somptueuse de Renaud Emond et une tête lobée de Kostas Laifis. Cette victoire permet aux Standardmen d’être toujours dans la course à la qualification pour les 16es de finale. Si ce duel retour en terres russes ne sera pas, sur le plan mathématique, décisif, il risque bien de dessiner les contours de l’avenir européen du Standard de Michel Preud’homme. Le T1 liégeois s’est livré à 24 heures de cette manche retour.

Michel Preud’homme, sur base du match aller, que craignez-vous le plus à Krasnodar ?

"On savait que c’était une belle équipe et elle l’a prouvé à Sclessin. On a connu des moments délicats mais on a su les surmonter pour, à l’arrivée, arracher les trois points. En ce qui concerne Krasnodar, ce qu’on redoutait de cette équipe s’est produit à Liège. On sait que si on laisse cette équipe combiner et qu’on ne la met pas sous pression, on s’expose à d’énormes problèmes. Krasnodar possède des joueurs techniques qui combinent rapidement dans l’axe. On devra, au moins, être au même niveau qu’à l’aller si on veut espérer faire un résultat."

Avec trois équipes à six points, ce match n’est-il pas un peu décisif ?

"On avait dit, avant Akhisarspor, qu’il fallait gagner tout comme c’était le cas à l’aller face aux Russes. On s’est mis dans une situation telle que nous avons autant de points que deux équipes qui sont plus fortes que nous sur papier. Pour le moment, en Europa League, on a fait du bon boulot. Allons-nous continuer de la sorte ? Nous le saurons rapidement. On a actuellement le même nombre de points que les deux monstres du groupe, à nous de continuer à créer des mini-exploits."

Le Président évoquait le facteur physique pour expliquer les mauvais résultats récents, est-ce aussi votre analyse ?

"On sait qu’on perd de l’énergie en Europa League. Je le sais par expérience, cela coûte des points et il faut en être conscient. Mais on accepte cette contrainte qui doit nous permettre de grandir et de prendre de l’expérience. Cela fait partie de l’évolution d’un club et il faut passer par là. Cette expérience nous servira plus tard."

Plus que jamais, vous devrez être efficaces jeudi. Le contre sera-t-il votre arme principale ?

"On avait une bonne approche au match aller mais on doit tenir compte du fait que l’adversaire aura analysé notre prestation. On peut donc s’attendre à des surprises. On parle de contre, mais, à Sclessin, à chaque fois qu’on avait le ballon, on essayait d’aller au bout de nos actions. On n’a pas fait que jouer le contre. Depuis le début de saison, quand on est en possession du ballon, on essaie d’être créatif et de produire du jeu offensif. On ne se base pas uniquement sur une organisation et des contres. On a joué de la sorte contre tout le monde, même face à l’Ajax. C’est un processus qui, dans le futur, doit nous permettre de devenir une équipe qui joue le top en permanence. Mais cela prend du temps, c’est impossible que cela soit le cas dès le début. On ne va donc pas dévier de notre ligne conductrice, de notre philosophie de jeu. Il est hors de question de mettre en péril notre évolution car ce n’est pas pour ça qu’on m’a fait revenir au club."